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TUNIS ET SA REGION


                    


              Tunis, l’antique Tunes, est la capitale de la Tunisie depuis 1160, après Carthage et Kairouan. Il y a environ 730 000 Tunisois (pas des Tunisiens qui sont les habitants de la Tunisie). La ville de Tunis et sa grande banlieue abritent le quart de la population Tunisienne soit environ 2 500 000 d’habitants.
           Tunis est le siège de la Chambre des députés et abritent les ministères du gouvernement tunisien, la présidence siège à Carthage.
           Nous retrouvons dans la ville et sa banlieue des industries comme agro-alimentaires, textiles, métallurgie, …
           Son port maritime et son aéroport sont modernes, le port de passagers et de commerce de Tunis a été déplacé de Tunis à La Goulette, le vieil aéroport d’El Aouina a été remplacé par l’aéroport international de Tunis-Carthage à quelques kilomètres du centre de Tunis.
           La ville et sa banlieue offrent de nombreux attraits touristiques, ses souks dans la Médina, le musée du Bardo, le Musée du mouvement national, le Musée militaire national, le Musée de la monnaie, le Musée postal et le Musée du cinéma, visite de la ville pittoresque de Sidi Bou Saïd, visite des nombreuses ruines romaines de Carthage, ses plages de sable fin, … Tunis et sa banlieue offrent des hôtels pour toutes les bourses du sans étoile aux 5 étoiles. Nous pouvons faire d’excellents repas de cuisine tunisienne pour des prix abordables dans les gargotes où dans des restaurants offrant une cuisine de toutes origines, tunisienne, française, italienne, chinoise, …
           Les moyens de déplacements dans Tunis sont multiples et relativement bon marché, vous avez une multitude de taxis (jaune) et les tramways (le métro) qui sillonnent la ville, pour se rendre dans les banlieues vous avez les taxis, le train qui part du centre ville et le TGM train de banlieue qui fait le parcours entre Tunis et La Marsa via La Goulette. Pour les plus grandes distances vous pouvez voyager en train, en autocar ou en taxi louage, minibus (blanc) de 7 passagers qui part quand toutes les places sont occupées (payées).
           Le climat agréable est tempéré méditerranéen.

LA MÉTÉO DE TUNIS

MOIS jan. fév. Mars avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. Moy/année
Température moyenne minimale en oC 6 7 8 11 13 17 20 21 19 15 11 7 13
Température moyenne°C 10 12 13 16 19 23 26 27 25 20 16 12 18
Température moyenne maximale en oC 14 16 18 21 24 29 32 33 31 25 20 16 23
Précipitations pluie en millimètre 67 49 38 30 19 6 1 8 33 41 48 71 411
Nombre de jours avec pluie 6 4 4 3 2 1 0 1 3 3 4 6 35
Record de froid oC -1 0 1 3 6 9 10 11 11 7 1 -1 -1
Record de chaleur en oC 25 29 33 40 40 43 48 47 44 40 32 27 48


           UN PEU D'HISTOIRE DE LA VILLE.

               La ville de Tunis est d'origine phénicienne qui avait pour nom Tunes. Sous l'antiquité c'est une modeste bourgade qui vit à l'ombre de la puissante Carthage située à quelques Kilomètres, sa population est alors constitué d’artisans, de paysans et de pêcheurs. En regard de la Carthage punique, Tunes reste d’une taille très modeste . Pendant toutes les périodes de l’histoire des Phéniciens au début de l'ère musulmane en passant par celle romaine, la bourgade de Tunes suit les hauts et les bas de l'histoire du pays.
           Carthage est détruite pour une deuxième fois par les armées musulmanes en 698 (la première fois par les romains en –146 qui détruiront aussi la bourgade de Tunes), Tunes alors prend de l’importance, elle est construite avec les matériaux récupérés sur les ruines de Carthage, sort que subiront de nombreuses villes pour bâtir les nouvelles villes musulmanes, la grande mosquée de Kairouan a été construite avec plusieurs centaines de colonnes romaines et de pierres taillées récupérées dans les édifices romains et byzantins, … riches villas, temples, thermes, théâtres, etc. Tunes dès le 8ème siècle devient une base navale en Méditerranée occidentale, elle prend une importance militaire considérable, au point que de simple bourgade elle deviendra la deuxième ville en importance du pays. Tunes devient la capitale du pays à la fin du règne d’Ibrahim II en 902, après Kairouan.
           Sous le règne des Aghlabides, les Tunisois se révoltent à maintes reprises, mais la ville s’embellit et prend une importance économique. En septembre 945, des insurgés kharidjistes occupent Tunis et la livrent au pillage.
           La population sunnite supporte de plus en plus mal le règne chiite et perpétue des massacres contre cette communauté. En 1048, le Ziride Al-Muizz ben Badis rejette l’obédience fatimide et rétablit dans toute l’Ifriqiya le rite sunnite, en Égypte cela provoque la colère du calife chiite Al-Mustansir Billah. Pour les punir, il lâche (en fait, il se débarrasse de ces tribus qui sèment le désordre en Égypte) sur l’Ifriqiya des tribus sémites bédouines dont les Hilaliens (environ 100 000 personnes de tous âges et tous sexes). Une grande partie de l’Ifriqiya est mise à feu et à sang par les hilaliens, la capitale ziride Kairouan est détruite en 1057 et seules quelques villes côtières dont Tunis et Mahdia échappent à la destruction. Exposée aux exactions des tribus hostiles qui campent aux environs de la ville, la population de Tunis, qui ne reconnaît plus l’autorité des Zirides repliés dans la ville de Mahdia, prête allégeance à El Nacer ibn Alennas, prince hammadide basé à Bougie, en 1059. Le gouverneur nommé par El Nacer ibn Alennas rétabli l’ordre dans le pays, il ne tarde pas à s’affranchir des Hammadides et fonde la dynastie des Khourassanides avec Tunis pour capitale. Le petit royaume indépendant renoue alors avec le commerce extérieur et retrouve la paix et la prospérité.
           En 1270, Louis IX de France, espérant convertir le souverain hafside au christianisme et le dresser contre le sultan d’Égypte, s’empare facilement de Carthage, son armée est rapidement victime de dysenterie. Louis IX lui-même en meurt le 25 août 1270 devant les remparts de la capitale Tunis. Des maurisques musulmans et juifs andalous chassés d'Espagne par la "Reconquista" aux XVe et XVIe siècles arrivent à Tunis, ils participent activement à la prospérité économique et à l’essor de la vie intellectuelle dans la capitale hafside.
           La ville accède a une prospérité sans précédant au point de rivaliser avec La Caire sous la dynastie des Hafsides (1228-1534). Tunis éclipse Kairouan, s'impose comme le premier port du Maghreb, attirant les pirates turcs qui en 1534 s'en emparent par surprise. La réaction de Charles Quint est immédiate, en 1535 il installe à Tunis et dans toute la région un protectorat espagnol. Ce n'est qu'en 1574 que les Turcs Ottomans réussissent à chasser les Espagnols et à s'installer pour de longs siècles dans la ville et toute l'Afrique du Nord.
           La ville connaît une existence stable et sans éclat. Des troubles la secouent en 1705 lors des affrontements entre les Mouradides et les Husseinides. En 1881, elle passe sous protectorat français prévue pour une durée de 75 ans dans le traité du Bardo, signé entre la France et la Tunisie en 1881.
           Ce protectorat marque un tournant dans l’histoire de Tunis. La ville se transforme rapidement et profondément en deux ou trois décennies. Restée pendant des siècles dans ses fortifications, la ville s’étend rapidement, la ville ancienne reste peuplée par la population tunisienne musulmane et la ville nouvelle se peuple par les nouveaux arrivants. Tunis fait également l’objet d’importants travaux qui la dotent d’adductions d’eau, de gaz naturel et d’électricité, de transports publics et d’équipements sociaux. À l’économie traditionnelle s’ajoute une économie de type colonial. Dès la fin du 19ème siècle, la ville moderne gagne en importance, de nouveaux quartiers surgissent avec de larges avenues et des rues en quadrillées. De nouvelles villes font apparition dans sa banlieue. Les Industries modernes voient s’intensifier leurs opérations commerciales, contrairement au déclin aux industries traditionnelles, dont certaines emploient encore des techniques remontant à l’Antiquité. La ville comme pour le reste de la Tunisie se dote d’hôpitaux faisant reculer la maladie et la mortalité (la population tunisienne qui à la fin de l’Antiquité est évaluée à plus de 4 000 000 d’individus tombe à moins d’un million au moment du protectorat français, en 1881). L’hygiène publique est largement améliorée (adductions d’eau potable, ramassage des ordures, évacuation des eaux usées par des égouts, assainissement des plans d’eaux, …), ouverture de nombreuses écoles publiques laïques et gratuites (grâce à Jules Ferry), ouvertes à tous, bien qu’au début de nombreux parents musulmans refusent d’y envoyer leurs enfants, de peur qu’ils deviennent des roums et qu’ils soient incités à se convertir à une autre religion. Les parents qui oseront le faire prépareront la future élite dirigeante de la Tunisie moderne et indépendante.
           Le dernier des beys de Tunis sera déposé en 1957 par le Président Tunisien, Habib Bourguiba débarrassant le pays de la dernière domination étrangère, la domination Otomane Turc, la Tunisie devient pour la première fois dans son histoire … un pays dans le sens large du terme.
           Après l'indépendance et le départ des troupes militaires françaises, dans les années 1960, les Européens qui voient leurs conditions de vie bouleversées se résolvent progressivement au départ. Au fur et à mesure de ces départs, les Tunisiens les remplacent et la population de l’agglomération continue de croître.



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